The Politics of Language in Post-Apartheid South Africa

Michelle R. Maziwisa

« Language in South Africa carries the weight of historic injustice, the complexities of identity politics and the hope of nation-building. This legacy has been the backdrop to the current contestations around
language use, particularly first, the promotion of indigenous languages, and second, the protection of Afrikaans from diminution. » (Maziwisa, 2022, p. 18) 

L’auteure examine la base de la constitution sud-africaine de 1996, dans laquelle le pays reconnaît officiellement 11 langues: Afrikaans, Anglais, isiNdebele, isiXhosa, isiZulu, Sepedi, Sésotho, Setswana, siSwati, Tshivenda and Xitsonga. En Afrique du Sud, la politique linguistique a été influencée par la lutte des Afrikaners contre l’impérialisme britannique et la lutte des Noirs contre l’apartheid.

En examinant le cadre législatif pour la reconnaissance et l’utilisation des l1 langues officielles du pays, l’auteur s’intéresse aux contextes du gouvernement fédéral, des gouvernements provinciaux et locaux, ainsi qu’à celui de l’éducation. Malgré l’existence d’un « cadre législatif favorable […], permettant aux provinces d’utiliser deux langues officielles préférées et aux gouvernements locaux de choisir la langue pour le gouvernement dans leur région » (traduction libre, p. 17), dans la pratique, l’utilisation et le développement des langues à statut minorisé accusent un retard de reconnaissance.

En ce qui concerne le contexte de l’éducation nationale en Afrique du Sud, l’auteure arrive à la conclusion selon laquelle « les provinces n’arrivent pas souvent à jouer un rôle important dans la détermination de la politique linguistique dans les écoles. » (traduction libre p. 21) En effet, dans un contexte où « le gouvernement national fixe la politique linguistique, [et] que les directions des écoles adoptent les politiques linguistiques dans leurs écoles, les gouvernements provinciaux se retrouvent avec la tâche subalterne d’établir des guides et des normes [et] n’ont pas de réel pouvoir, car leurs normes doivent s’aligner sur la politique nationale » (traduction libre, p. 21).  Cette situation représente, selon l’auteure, une situation de conflit car les conseils d’administration des écoles semblent avoir plus de pouvoir que les provinces. 

Au niveau de l’éducation supérieure, la situation semble moins conflictuelle car « l’enseignement supérieur relevant du gouvernement national, les universités en Afrique du Sud défendent la promotion des langues autochtones par le biais de leurs politiques linguistiques » (traduction libre p. 21).

Les débats actuels entourant les politiques liées aux langues en Afrique du Sud n’échappent pas au poids historique et concernent la promotion des langues autochtones et la protection des Afrikaans. Pour Maziwisa (2022), ces deux enjeux sont intimement liés car « la protection de l’un signifie parfois réduire la protection de l’autre » (traduction libre p. 18).

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Michelle R. Maziwisa
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Thème(s)
Les politiques et pratiques éducatives et linguistiques

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