The Māori language science curriculum in Aotearoa/New Zealand : A contribution to sustainable development

Miles Barker

Cet article de Barker offre un bref aperçu du développement en Nouvelle-Zélande d’un programme d’études scientifiques en langue maori dans les années 1990, en raison d’un désir croissant du public de promouvoir la langue. Dans son article, Barker présente trois points forts du nouveau programme Putaiao, mais aussi trois lacunes.

Tout d’abord, Barker explique que le Pataiao a été introduit en 1996 après trois années de développement et de recherche. Dans les années 1980 et au-delà, la reconnaissance de la langue maorie et du traité de Waitangi de 1840 a évolué. La loi sur la langue maorie de 1987 a déclaré que le maori était une langue « officielle » et une commission de la langue maorie a été créée pour offrir des services. Ainsi, le programme Putaiao n’était pas une initiative unique en son genre, car il s’inscrivait dans le cadre d’une évolution des politiques linguistiques et éducatives.

Selon l’auteur, la première caractéristique positive du nouveau programme est le processus de consultation et de réflexion qui a eu lieu au cours de son élaboration.

Le deuxième point positif est la création d’un vocabulaire scientifique en maori selon les règles de la langue et non pas simplement emprunté à l’anglais ou la réaffectation de mots qui n’étaient plus utilisés. Cela a permis de promouvoir le maori en tant que « langue viable » moderne (p.55). Enfin, le troisième aspect positif du programme est qu’il a permis d’étendre l’enseignement par immersion en maori au-delà des plus jeunes classes.

D’un autre côté, le programme présente des lacunes. La première critique est qu’il s’agit essentiellement d’une traduction du programme anglais et qu’il intègre donc la langue maorie dans un système où elle est contrôlée et réglementée. Deuxièmement, la définition de ce que constitue une connaissance scientifique dans le programme scolaire n’inclut pas les connaissances traditionnelles maories. Enfin, Barker explique que les divisions structurelles des grades ou des niveaux scolaires sont en contradiction avec la structure sociale maorie.

Barker conclut que le programme Putaiao a été élaboré en fonction de préoccupations culturelles plus générales que d’aspects spécifiques du programme scientifique, mais que nous pouvons néanmoins examiner les résultats du Putaiao à l’avenir et voir s’il a amélioré la culture scientifique et contribué à une prise de décision éclairée au sein de la communauté.

Informations

Auteur.e.s

Miles Barker
Année de publication
Thème(s)
Le rapport aux savoirs, Les politiques et pratiques éducatives et linguistiques

Région(s)

Ailleurs dans le monde

Vous avez une question?