Publishing for mother tongue-based bilingual education in Ghana : Politics and consequences

Les auteurs de cet article publié en 2015 s’intéressent aux défis auxquels sont confrontés les pays multilingues dans leur capacité à développer des programmes d’études et du matériel pédagogique dans plusieurs langues. Ils utilisent l’exemple du Ghana pour illustrer leur propos.
L’article commence par un aperçu de l’éducation bilingue basée sur la langue première ou maternelle (mother tongue-based bilingual education, MTBE). L’avantage de maintenir la L1 comme moyen d’instruction/d’éducation est mentionné, car cela aide les élèves à communiquer avec leur famille, renforce ainsi la participation des parents à la scolarité de l’enfant. Bien que l’on sache que l’enseignement bilingue fondé sur la langue première ou maternelle est plus efficace, les ressources limitées ont tendance à freiner le gouvernement à investir dans ce type d’initiatives et à donner la priorité aux ressources d’enseignement et d’apprentissage en faveur des langues internationales au détriment des langues locales, expliquent les auteurs (voir p. 2).
Au Ghana, le nombre estimé de langues parlées varie entre 30 et 81 selon ce que les auteurs rapportent des études consultées. Les deux langues les plus parlées sont le haoussa et l’anglais, l’anglais étant la langue officielle du gouvernement, des affaires, de l’éducation et des médias (p.4). Depuis l’indépendance du Ghana en 1957, la politique éducative a varié entre l’enseignement en anglais uniquement et l’éducation bilingue mais souvent limitée aux premières années d’éducation des enfants.
L’article décrit les différentes structures en place au Ghana pour encourager le MTBE ainsi que les efforts de création de matériel d’enseignement et d’apprentissage.
Au Ghana, nous comprenons, par cet article, l’importance de l’éducation dans la langue maternelle ou première, mais aucun plan concret n’a été conçu ou mis en œuvre pour appuyer l’éducation en L1. Les changements fréquents de politiques et le soutien limité en termes de ressources ont ralenti les progrès. De plus, une formation des enseignants pour mieux comprendre la réalité multilingue est recommandée.
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