Les langues de scolarisation en Afrique francophone : enjeux et repères pour l’action

Bruno Maurer
2010

 » En effet, le statu quo n’est pas une option, car il perpétue pour de nouvelles générations le coût humain considérable d’une éducation primaire inefficace qui constitue un véritable handicap pour les familles et les enfants issus des milieux les moins favorisés et un obstacle au développement économique et social des pays.  » (Maurer, 2010, p. 19) 

Ce rapport découlant du projet Les langues de scolarisation dans l’enseignement fondamental en Afrique subsaharienne francophone a été mené, depuis 2007, par la direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats (DGM) du ministère des Affaires étrangères et européennes de la France, l’Agence française de développement (AFD), l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), et avait comme objectif d’identifier des « stratégies pédagogiques les mieux appropriées dans le contexte multilingue de 6 pays africains » (Maurer, 2010, p. 1) à savoir : le Bénin, le Burundi, le Burkina Faso, le Cameroun, le Niger et le Sénégal, choisis pour la diversité des situations qu’ils représentent ainsi que pour l’expérience qu’ils ont pu accumuler en matière de l’enseignement bi/plurilinguisme (p. 24). 

Le projet a été réalisé dans un contexte où plusieurs de ces pays introduisent l’une (ou des) langues nationales comme médium d’enseignement dans l’enseignement de base  dans le but de « favoriser les apprentissages fondamentaux [et de] rendre plus aisée l’acquisition progressive d’une langue de communication internationale » (p.13). 

L’introduction des langues africaines à l’école est considérée un processus complexe selon l’auteur.

Les obstacles les plus importants qui freinent cette introduction ont notamment trait au manque de continuité entre volonté politique et de traduction opérationnelle, à la réticence même d’une proportion des enseignants réfracteurs ou démunis au point de vue de la formation, à l’insuffisance des ressources didactiques et autres et à un manque de communication qui est tel que des familles peuvent douter du bienfait de l’introduction, dans l’enseignement, des langues nationales.  

Informations

Auteur.e.s

Bruno Maurer
Année de publication
2010
Thème(s)
Les politiques et pratiques éducatives et linguistiques

Région(s)

Afrique

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