Learning a minoritized language in a majority language context : student agency and the creation of micro-immersion contexts

Renée Depalma
2014

DePalma présente les résultats des entretiens qu’elle a menés avec des étudiants internationaux inscrits à un cours de langue et de culture galiciennes. Il s’agit d’un programme d’études à l’étranger et l’article ne traite donc pas directement des relations de la minorité linguistique avec différents types de connaissances. Cependant, le concept de diglossie dans la langue et les concepts d’anonymat ou d’authenticité dans l’utilisation de la langue sont pertinents.

DePalma décrit tout d’abord les caractéristiques des programmes d’études à l’étranger, notant que les interactions en dehors de la salle de classe sont ce qui les distingue des programmes linguistiques traditionnels (p. 426). Ces interactions informelles sont moins fréquentes lorsque les étudiants apprennent une langue  minorée, comme c’est le cas en Galice où l’espagnol est la langue dominante.

DePlama explique que si un pourcentage très élevé de la population galicienne déclare parler le galicien (89 %), le faible prestige et la faible valeur attribués à la langue par les locuteurs font qu’elle a moins de pouvoir politique. En outre, il existe un fossé entre la langue parlée par les locuteurs traditionnels de la langue et les « nouveaux locuteurs » caractérisés par des jeunes urbains éduqués (tarduction libre, p. 428).

L’auteur explique également en quoi le galicien diffère des autres langues « régionales » d’Espagne, comme le catalan. En catalan, la question de l’authenticité de la langue se pose différemment pour les locuteurs.

DePalma explique ensuite son projet de recherche impliquant 18 étudiants en leur demandant comment ils décrivent leurs expériences d’apprentissage de la langue en dehors de la salle de classe.

Dans l’ensemble, elle a souligné que si les élèves trouvaient les activités en classe très utiles, ils avaient du mal à trouver des occasions d’utiliser le galicien en dehors de l’école. C’est pourquoi les cours de langue et les programmes de langues minorisées en général peuvent compenser le « manque général d’immersion fourni par le contexte social » (traduction libre, p.439). Elle a également constaté que « la capacité des étudiants à trouver des possibilités de micro-immersion était un facteur de réussite » (p. 439).

Enfin, l’auteur note que la langue en Galice est plus qu’un simple moyen de communication, mais qu’elle apparaît également comme un « marqueur d’identité pour certaines affiliations intellectuelles et politiques, en particulier pour les nouveaux locuteurs » (traduction libre, p. 439).

Informations

Auteur.e.s

Renée Depalma
Année de publication
2014
Thème(s)
Le rôle de l'élève et de l'étudiant

Région(s)

Europe

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