Identité francophone albertaine et le regard sur les autres francophonies

Frédéric Boily ; Amy Vachon-Chabot
2018

 » La marginalisation et le sentiment de solitude semblent des entraves qui ne permettent pas aux jeunes d’en connaitre davantage au sujet des communautés francophones et d’y participer activement. »  (Boily et Vachon-Chabot, 2018, p. 37)  

Dans le contexte linguistique canadien, «la question de l’évolution des communautés francophones ainsi que celle des relations avec le Québec demeurent des sujets sensibles» (p.8). 

C’est de cette affirmation que partent Frédéric Boily et Amy Vachon-Chabot dans leur article qui se penche particulièrement sur les représentations de la francophonie albertaine et de sa vitalité auprès d’un public d’étudiants de l’Université de l’Alberta composé de jeunes adultes de 18 à 25 ans, des francophones établis ou provenant d’autres provinces ainsi que de jeunes anglophones passés par l’immersion française, ou encore issue de l’immigration. Les questions de recherche sont les suivantes : « Comment les jeunes francophones ou francophiles perçoivent-ils les autres francophonies ? Comment perçoivent-ils leur propre francophonie à l’intérieur du Canada ? A quel point existe-t-il une conscience d’une francophonie de l’Ouest en tension avec des identités francophones provinciales qui se seraient imposées définitivement dans la façon de se représenter ? » (pp. 9-10)

S’appuyant sur les chiffres provenant surtout de Statistique Canada, l’article dresse tout d’abord le portrait de la francophonie albertaine, avant d’apporter quelques précisions théoriques et méthodologiques. Sont ensuite présentés les résultats, c’est-à-dire les représentations de la francophonie canadienne ainsi que « les représentations de la francophonie albertaine et de sa vitalité » (pp. 25-32), des chiffres et des figures à l’appui.

Selon les deux chercheurs, les jeunes étudiants albertains « ne partagent pas une représentation univoque de la francophonie et du rapport que les francophonies entretiennent entre elles » (p. 32). La moitié d’entre eux en ont une vision assez floue. Les auteurs constatent cependant que « les réponses au sujet de la francophonie albertaine étaient moins vagues que celles au sujet des francophonies canadiennes » (p. 34) estimée somme toute assez « forte ». 

L’article de Boily et Vachon-Chabot (2018) souligne surtout la nécessité de « repenser l’identité de la francophonie canadienne », autrement dit, la nécessité de « créer un monde commun au sein de la francophonie canadienne. » (pp. 35-36) Ainsi, affirmant que la « marginalisation et le sentiment de solitude » (p. 38) sont parmi les obstacles les plus importants à meilleure connaissance au sujet des communautés francophones, les auteurs proposent des « évènements de grande envergure » (p. 38) comme par exemple les Jeux francophones tant à l’échelle provinciale qu’à l’échelé nationale, comme une solution qui permettrait de construire et de transmettre une identité francophone. 

Informations

Auteur.e.s

Frédéric Boily ; Amy Vachon-Chabot
Année de publication
2018
Thème(s)
Le rôle de l'élève et de l'étudiant

Région(s)

Alberta

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